TDS 2017

TDS 2017

Chamonix ! C’est « l’évènement » trail de l’année avec ses courses mythiques.
Les Nico (Laugier et Lepinoy) déjà acteurs des courses de l’UTMB avaient refilés le virus à Momo qui l’a rapidement propagé à notre petit groupe de trailpilleur (forcement).
Objectif : la TDS (la Trace des Ducs de Savoie). Ces 3 lettres qui te déplacent loin sur les crêtes frontalières, par-delà les pics, les cols, et les vallées et qui nous ont fait trépigner d’impatience durant plus de 10 mois…
La TDS, cela fait peut être rêver, mais pas trop rigoler : 119 Km pour 7200 m de dénivelé positif sur un parcours cassant…c’est la course la plus hostile et la plus rustique du week-end chamoniard (et qui en fait tout le charme)… à ne pas prendre à la légère !
Alors pour que ce rêve devienne réalité, il a fallu se mettre au niveau d’une course dont les difficultés imposent une préparation rigoureuse et ne souffrent pas le moindre accroc…Sans se prendre la tête, avec l’état d’esprit qui anime le club, chacun des 7 trailpilleurs s’est préparé…chaque sortie, chaque course méthodiquement choisie dans l’almanach du petit trailleur a été réalisée avec l’arrière-pensée du jour J.
Notre petite équipe s’est donc retrouvée à Courmayeur, où le départ était donné le mercredi 30 aout, à 6h00 du matin sous le regard bienveillant d’un beau croissant de lune nous annonçant une magnifique journée…
Dès la sortie du village, les difficultés sont là, et la course se concrétise brutalement par l’enchaînement de difficultés sous l’œil attentif du versant italien du Mont Blanc…
Le col Chercrouit, l’arête du mont Favre, la descente sur les lacs Combals, le col Chavanne puis l’ascension du col du petit Saint-Bernard sont avalés en guise de hors d’œuvre avec l’arrière-pensée de se préserver.
Le ravito de Bourg Saint Maurice (KM 50 et 2600 D+) est une authentique fournaise, mais annonce le gros morceau à suivre avec l’enchaînement (1800D+ sur 11Km) des montées au fort de la Platte, du col de la Forclaz, du fameux passeur de Pralognan (un mur) et de sa non moins mythique descente (avec cordes fixe…)
La fatigue commence à s’accumuler et la nuit nous accompagne dans les environs du ravitaillement du Cormet de Roselend. Nous ne sommes qu’à mi-parcours. Une autre course commence au crépuscule : moins rapide et toute en gestion…La nuit va être longue. L’objectif, c’est de durer !
Il ne fait pas froid, malgré l’altitude. La lune s’est cachée derrière d’épais nuage et quelques gouttes viendront au cours de la nuit nous rafraichir avant de s’installer durablement après le lever du soleil.
C’est l’enchaînement de nouvelles difficultés (la vue en moins) : le col de la sauce, le chemin du curé, le col de la Gittaz, le col du Joly, les Contamines-Montjoies et le terrible duo chalet de Truc-col de Tricot (mortel) avant la descente tant espérée sur les Houches qui annonce les derniers kilomètres (interminables) vers Chamonix (durant lesquels nous fumes tous copieusement arrosés…)
Marina et Brigitte accompagné de Stéphane vaincu quelques heures plus tôt par un problème digestif sont présents toute la nuit, sur les points autorisés pour nous soutenir et gérer les coups de moins bien. Leurs présences à tous les 3 nous sera précieuse et indispensable.
Six trailpilleurs ont donc franchi en « finisher » la ligne d’arrivée à Chamonix, portant hautes les couleurs Saint Rémoise…avec déjà pour certain une arrière-pensée : atteindre cet objectif, était-il un but ou une étape ?

Les trailpilleurs : Stéphane, les Nico, Momo, Franck, Julien, François et leur assistance Marina et Brigitte

Rédigé par Stéphane COLOMBAÏ.